Un plex hérité, c’est souvent trois enfants, un liquidateur désigné, des locataires qui appellent, un chauffage à réparer et personne qui veut devenir propriétaire d’immeuble à revenus. La plupart des successions choisissent de vendre. Voici comment le faire sans que l’immeuble devienne une source de conflit pendant deux ans.
C’est le liquidateur (nommé dans le testament ou par les héritiers) qui signe la vente, après avoir fait l’inventaire de la succession et obtenu, si nécessaire, l’accord des héritiers. Il faut une déclaration de transmission inscrite au registre foncier avant que le notaire puisse passer l’acte. Comptez quelques semaines ; un acheteur direct peut signer une promesse d’achat dès maintenant et fixer la signature à la date où la succession sera prête.
Au décès, l’immeuble est réputé vendu à sa juste valeur : le gain en capital accumulé par vos parents est imposé dans leur dernière déclaration (sauf transfert au conjoint survivant). Les héritiers reçoivent ensuite l’immeuble à cette valeur. Conséquence pratique : vendre peu de temps après le décès, au prix du marché, génère peu ou pas d’impôt supplémentaire pour la succession. Attendre deux ans en espérant un meilleur prix, c’est deux ans de gestion — et un nouveau gain à déclarer.
Le désaccord vient presque toujours du prix : l’un pense que l’immeuble vaut 2 millions, l’autre veut s’en débarrasser. Une offre écrite d’un acheteur qui achète régulièrement dans le secteur règle la question mieux que n’importe quelle discussion de famille : c’est un chiffre réel, signé, avec une date. Demandez-en une avant de décider ; elle ne vous engage à rien.
Les baux continuent ; les loyers sont dus à la succession. Nommez une seule personne pour répondre aux locataires et encaisser les loyers, gardez les preuves de paiement, et n’entreprenez pas de rénovations : un acheteur qui achète tel quel les fera lui-même, et vous ne récupérerez jamais dans le prix ce que vous aurez dépensé à la hâte.
Une inscription attire des visites, des offres conditionnelles au financement et des acheteurs qui renégocient après l’inspection — tout ce qu’une succession n’a pas la patience de gérer. Et la commission de 4 à 6 % est prélevée sur ce qui revient aux héritiers. Une vente directe à un acheteur qui garde les locataires, achète comptant et signe à la date de la succession enlève 90 % des frictions.
« Vendre un immeuble que l’on possède depuis plus de 20 ans est un événement décisif qui nécessite beaucoup de réflexion. Leur professionnalisme et leur communication ouverte m’ont donné une confiance totale. » — Jayasam B., vendeur
Obtenir une offre pour l’immeubleInformation générale ; le notaire de la succession et votre comptable restent vos références pour votre dossier.
← Tous les guides pour vendeurs